Section de New York
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1 September 2007

Appel pour une synchronie electorale

Filed under: Vie de Section — newyork @ 21:39

Bonjour à tous,

Je vous transmets le texte presque définitif qui sera transmis au Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République ainsi qu’à certaines personalités politiques qui ont abordé la problématique de la concomitance des scrutins.

Retrouvez le texte integral: <http://synchronie.blogspot.com/>

18 July 2007

Voici principalement ce dont nous avons discute concernant le travail de section:

Filed under: Vie de Section — newyork @ 14:19

1. Petition des militants - Date du Congres

-selon les statuts du parti, si une petitition est soutenue par 15% des militants, le Conseil national doit examiner la question et peut decider de soumettre une proposition au vote des militants.
Il y avait une petition qui circulait pour demander un congres le plus rapidement possible.
Il nous a semble clair qu’il ne serait pas opportun de reclamer un congres avant les municipales. Les dirigeants, et les militants eux-memes sont aujourd’hui occuppes a preparer les investitures et la campagne pour les municipales, et n’ont aucun interet a exacerber les batailles de courant actuellement et pour les mois qui viennent.
Par ailleurs, il vaut peut-etre mieux pendre quelques mois popur bien preparer ce congres, qui devra etablir les bases de la renovation profonde que nous devrons reussir.
Il nous a paru plus judicieux d’utiliser cet outil pour forcer un vote des militants sur l’organisation du PS, lors du congres en 2008 apres les municipales.

2. Modification des statuts


Nous en avions deja parle lors de la reunion de section de mai, et cette orientation nous parait toujours etre la plus judicieuse actuellement.
En effet, il parait vain de discuter de renovation sur le fond, de faire un travail de section d’analyse et de proposition, si nous ne sommes pas surs que notre travail sera pris en compte.
3 forums seront ouverts en septembre par le PS, nous y participerons bien sur.
Mais en attendant, nous devrions faire des propositions de renovation de l’organisation du PS, avec les objectifs suivants:
- assurer le renouvellement des personnes et la mise en valeur de tous les talents dans l’organigramme du PS
- mettre nos actes en accord avec nos propos sur le fonctionnement democratique: cumul des mandats, transparence, meilleure consultation des militants
- donner au PS les moyens d’etre un parti en phase avec la societe
Nous pourrions rediger des propositions en ce sens, et les faire circuler comme une petitition: nous demandons un vote des militants sur le changement des statuts integrant ces propositions, lors du congres 2008 et applicable immediatement.

3. Petition


L’objectif est de se mettre d’accord sur l’essentiel de cette petition lors de la reunion du 18 juillet, et de travailler ensuite en ligne pendant les semaines qui suivent.
Nous pourrions ensuite finaliser le texte lors de la reunion suivante vers la mi-aout, afin de le faire circuler lors de la Convention Federale de la FFE les 27 et 28 aout a Paris.

Les propositions que nous pourrions faire:
- Limite sur le cumul des fonctions au PS. Limite de temps sur la duree d’exercise d’une meme fonction au PS.
- Regles de fonctionnement du BN et du CN pour leur redonner une efficacite veritable, correspondant a leur fonction
- Regles strictes sur l’investiture de candidats pour interdire le cumul des mandats
- Mecanismes democratiques pour une meilleure consultation des militants, canaux clairement etablis pour faire remonter les propositions des militants.
- Etablir des modes clairs de travail avec le monde associatif et le monde syndical
- Obligation de presenter un projet de gouvernement budgete, dont le financement est identifie et le retour sur investissement evalue.

L’idee generale est que certaines de ces propositions seront potentiellement mal acceptees par pas mal de dirigeants du parti, car meme s’ils seraient en theorie d’accord avec nous, leur instinct d’auto-preservation ne les motiverait pas beaucoup pour mettre en place ces changements eux-memes. Forcer certains changement d’organisation par une petition militante nous semble donc etre la seule option dont nous disposons pour pousser nos idees sur ces questions.

Voila donc les bases de notre discussion pour demain.

Lors du pique-nique nous avions aussi discute de renovation sur le fond, et notamment de deux idees principales:
- comment faire du PS le parti des PME? On ne peut pas rester le parti des fonctionnaires, qui fait peur au prive.
- et si on votait pour les presidentielles et les legislatives en meme temps? associe a un vrai changement institutionnel pour renforcer le parlement et reformer le senat, ca pourrait radicalement “depresidentialiser” le regime, tout en gardant un president elu au suffrage universel.

28 June 2007

Pic-nique 24 juin 2007

Filed under: Vie de Section — newyork @ 12:26

Premiere rencontre de la section depuis les legislatives 2007. Nous nous sommes retrouves afin de discuter un petit peu de la “Refondation du PS” et faire le point sur les resultats des legislatives. Le soleil etait au rendez-vous pour notre rencontre mensuelle. C’etait aussi l’occasion d’obtenir des echos de Paris sur cette periode particuliere du Parti tout en degustant le petit vin blanc de Philippe. 

Quelques photos:
clic sur view show

Prochaine rencontre peut etre le 14 juillet

18 June 2007

Convention Federale FFE & Pique-Nique a Central Park

Filed under: Parti Socialiste Europeen, Vie de Section — newyork @ 21:29

 Reunion section avec (peut etre) le parti socialiste europeen: 24 juin 2007

  • Reservez votre dimanche 24 juin pour une reunion pique-nique a Central
    Park,
    sauf meteo adverse (auquel cas on trouvera une alternative).J’ai propose a nos camarades europeens
    (hollandais, italiens, britaniques, belges, etc.) de se joindre a nous
    pour ce pique-nique, mais je n’ai pas encore de confirmation.

    Donc, ou bien nous serons entre nous et ferons un debriefing des
    legislatives, et discuterons de l’avenir du PS, ou bien ce sera
    l’occasion de relancer la section New Yorkaise du PS Europeen. Dans ce
    dernier cas, une reunion de section PS France sera organisee
    rapidement en juillet pour discuter renovation.

Convention Federale FFE: 27-28 aout 2007

  • Comme chaque annee, la Federation des Francais de l’Etranger organise
    sa convention federale pendant l’ete, au siege du PS rue de Solferino.Cette convention est ouverte a tous les adherents de la FFE.
    Cette annee, elle aura lieu les lundi 27 et mardi 28 aout
    .

    Le detail du programme (conferences/debats/ateliers) sera communique
    par le Bureau Federal dans le courant du mois de juillet, une fois les
    intervenants confirmes.

    Si vous etes a Paris a cette periode, je vous encourage vivement a
    participer a cette convention. C’est une excellente occasion de
    rencontrer les camarades des autres sections/pays, et de donner une
    dimension plus palpable a notre appartenance a la Federation, qui par
    nature est unique au sein du PS.

6 June 2007

Nicolas Sarkozy: une victoire a la Bush

Filed under: Vie de Section — newyork @ 11:44

Nicolas Sarkozy : une victoire à la Bush
Par Corinne Narassiguin, Christophe Monier, Franck Millan (Section de New York)

Lettre ouverte à nos camarades socialistes – En résumé

Si nous devons tirer sans complaisance les raisons de notre dernière défaite, nous devons également analyser ce qui a permis à Nicolas Sarkozy de gagner. Vu des Etats-Unis, nous pouvons dire qu’il a réussi sa campagne grâce à une performante machine de communication, comparable à celle que Karl Rove a monté pour Georges W. Bush.

Le marketing politique mis au service de la campagne:
- Les propositions politiques réduites à des slogans fabriqués pour être facilement enregistrés par les électeurs et porteurs d’une signification forte. Comme pour la publicité commerciale, le lien objectif entre le slogan et la proposition politique n’est pas établi (Chez Bush : “No Child Left Behind”, suppression de la Death Tax. Chez  Sarkozy : “Travailler plus pour gagner plus”, suppression de l’impôt sur les successions, “L’immigration choisie”).
- Une communication calibrée sur la base des matrices façon Karl Rove : connaître les attentes de son électorat pour diffuser un discours à même de le séduire. L’objectif est de s’assurer le soutien de sa base électorale (Chez Bush : contre le mariage gay et contre l’avortement, opposition à la théorie de l’évolution de Darwin. Chez Sarkozy : le ministère de l’immigration et de l’identité nationale, la racaille nettoyée au Karcher).
- Organisation et discipline de la communication: tous les membres du parti relaient la ligne politique du leader, on s’assure également des relais dans les médias (Bush et Sarkozy ont limité toute opposition au sein de leurs partis et ont des relations étroites avec les groupes de médias)
- Exploitation des faiblesses supposées de l’adversaire afin de le décrédibiliser (Bush accuse les Démocrates de ne pas pouvoir assurer la défense des Américains ainsi que d’être faibles dans la lutte contre le terrorisme. Sarkozy clame que  les socialistes sont nuls en gestion et en économie, qu’ils sont laxistes dans la lutte contre la délinquance, qu’ils sont partisans de l’assistanat).
- Faire passer les échecs pour des succès (Pour Bush : le désastre en Irak n’est pas reconnu. Pour Sarkozy : la non-publication de certains rapports pour afficher une action positive au ministère de l’intérieur).

Les propagandes de Bush et de Sarkozy sont d’autant plus redoutables qu’elles sont testées, diffusées dans l’électorat pendant des années avant la campagne. Ils ont compris que les batailles de communication se gagnent sur le long terme. Les Démocrates aux Etats-Unis ou nous-mêmes en France ne pouvons pas imposer nos programmes quand ils sont présentés quelques semaines seulement avant les élections. Le retard dans la communication ne peut pas être rattrapé.

Apres l’élection:
- L’ouverture dans la constitution du gouvernement : un affichage de la volonté d’intégrer une large composante du spectre politique quand la politique menée est centrée sur sa ligne idéologique (Bush enrôle Norman Mineta. Sarkozy embauche Bernard Kouchner).
- Les liens consanguins avec les medias (Chez Bush : échanges croisés avec les médias, des proches deviennent analystes/journalistes dans les médias ; un présentateur vedette de Fox News devient porte-parole de la Maison Blanche. Chez Sarkozy : des proches nommés a TF1 et France24 ; des journalistes sont embauchés a l’Elysée)

Par cette lettre ouverte à tous nos camarades socialistes, nous voulons dire au PS qu’il est temps de professionnaliser notre communication. Nous ne pouvons pas laisser la machine de propagande Sarkozy tourner à plein régime pendant cinq ans. Il ne faudra rien laisser passer : pas une conférence de presse présidentielle sans réponse du PS, pas d’action du gouvernement sans proposition du PS pour améliorer ou contrer. Pas une critique lancée par l’UMP contre le PS ou un de ses dirigeants laissée sans réplique. Notre communication doit devenir audible, soigneusement préparée, cohérente. Sinon, la nécessaire et indispensable rénovation ne suffira pas, et nous partirons de nouveau en campagne en 2012 avec un gros handicap.

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Lettre ouverte à nos camarades socialistes – Texte intégral

Nicolas Sarkozy n’a pas gagné par hasard, ni même par défaut. S’il faut tirer sans complaisance les leçons de notre défaite, nous devons également nous pencher sur les raisons de sa victoire. Car, ne nous en déplaise, Nicolas Sarkozy a bien réussi sa campagne, il a atteint ses objectifs. Il s’y préparait depuis cinq ans, et avait choisi son modèle : la machine de propagande montée par Karl Rove pour George W. Bush.

En effet, ce qui est frappant en rétrospective, c’est l’efficacité de la communication de Nicolas Sarkozy. Vu des Etats-Unis, la ressemblance avec la méthode Bush est indéniable.
Les Démocrates américains ont perdu les élections (présidentielles ou parlementaires) en 2000, 2002 et 2004. En 2006, ce sont les Républicains qui ont perdu, et non pas les Démocrates qui ont gagné, car la réalité de l’incompétence de l’administration Bush (la gestion des conséquences de l’ouragan Katrina, la persistance des échecs en Irak) était devenue trop difficile à maquiller.
Ces dernières années, c’est donc bien l’efficacité de la machine de communication de Bush qui a largement déterminé le résultat des élections nationales.

En 2000, face à un Al Gore peu sûr de sa stratégie (comment se réclamer des réussites économiques de l’Administration Clinton sans s’associer au scandale « Monica »?), l’équipe Bush peut le ringardiser avec une remarquable efficacité. Au final, Al Gore se retrouve dépossédé de la présidence à cause de la débâcle de l’élection en Floride, alors qu’il avait les moyens de gagner sans équivoque.
A cette époque, les slogans se mettent en place, promettant ce que beaucoup ont envie d’entendre, mais cachant en fait des politiques contraires : le conservatisme compassionnel, la loi « No Child Left Behind » (aucun enfant laissé sur le bord de la route), les programmes « Clear Skies Initiative » (Initiative Cieux Propres)  ou « Healthy Forests Initiative » (Initiative Forêts Saines) négociés avec les lobbies des industries qui combattent le protocole de Kyoto.
Les Républicains soignent également leur base évangéliste et isolationniste, en polémiquant sur des sujets complètement démagogiques : les immigrés illégaux venus d’Amérique Latine, le mariage homosexuel, les cellules souches, la théorie de l’évolution darwiniste contre le design intelligent, l’avortement tardif (généralement autorisé pour raisons médicales). En pratique, pour assurer une forte participation électorale de leur base conservatrice, les Républicains organisent des référendums sur l’interdiction du mariage homosexuel et sur l’avortement dans de nombreux Etats le jour des élections fédérales (présidentielles et parlementaires).
On peut d’ailleurs noter la créativité sans vergogne des Républicains pour trouver des slogans qui frappent l’imagination : l’avortement tardif est rebaptisé avortement par naissance partielle (Partial Birth Abortion), l’impôt sur les successions est surnommé l’impôt sur la mort (Death Tax)… Ces slogans sont repris par les médias, ce qui permet de les imposer  comme des termes usuels et véhiculer ainsi une forte connotation négative et émotionnelle sur des enjeux électoraux.
La machine Bush, avec à sa tête Karl Rove, pilonne également ses opposants Démocrates sur leurs faiblesses supposées dans le contexte post 11 septembre : la Défense nationale, la lutte contre le terrorisme, le manque de courage pour un leadership fort (comprendre la préférence pour le multi-nationalisme et le compromis diplomatique plutôt que l’utilisation de la force brute de la puissance américaine).  Cette propagande est d’autant plus efficace qu’elle est couplée à une politique de la peur. En périodes électorales, Bush et son staff prédisaient des attaques sous forme de « champignons nucléaires » dans les villes américaines en cas de victoire des Démocrates, carrément comparée à une victoire des terroristes sur le patriotisme américain. Pour entretenir ce climat anxiogène, l’administration Bush joue avec les niveaux d’alerte jaune/orange/rouge qui montent systématiquement avant toute échéance électorale ou date importante.
L’équipe Bush devient également maîtresse dans l’art de baisser la barre des attentes de la population. De 2000 à 2004, elle arrive à maquiller ses échecs, et même à les faire passer pour des réussites : on explique aux Américains que leur président fait un travail extraordinaire dans une situation impossible. La guerre en Irak et la lutte contre le terrorisme en sont les exemples les plus évidents.
Par ailleurs, Bush prend soin d’entretenir son image de président qui aime les choses simples, le barbecue et la pêche. Un type sympa, dévoué à sa famille, son pays et sa foi. Avec un brio extraordinaire, il parvient même à être vu par ses concitoyens comme un cow-boy texan alors qu’il est bien le fils de son père, le premier président Bush, c’est-à-dire un pur produit de la nouvelle Angleterre.

Ce succès de communication est assuré par une série de messages qui sont fabriqués par des spécialistes du marketing politique pour être ensuite relayés de manière concertée et avec discipline. Comme une entreprise vend ses produits, l’administration Bush vend sa politique en faisant passer aux médias une information simple et positive : « le message du jour ». Impossible pour les Américains de ne pas entendre ce que la Maison Blanche veut leur faire savoir. Ils entendent et lisent les mêmes mots, les mêmes slogans, que ce soit à la télévision, dans les journaux, sur Internet. Tout est répété par les politiques Républicains, mais aussi par des analystes et des journalistes. Résultat, lorsque l’opinion s’interroge sur un thème politique, elle le fait avec les mots soigneusement choisis par la Maison Blanche.
Surtout en période électorale, les messages de l’équipe Bush sont aussi préparés en fonction d’un principe tactique cher à Karl Rove : la population américaine est divisée selon une matrice qui en couvre les différents segments, et des messages ciblés sont systématiquement utilisés en fonction de l’audience.  Les attentes du vote Républicain ont été soigneusement identifiées à l’aide d’études statistiques. L’objectif est de savoir quel message véhiculer pour augmenter le nombre de votants Républicains dans chaque tranche de l’électorat américain et aussi quel média utiliser pour maximiser sa diffusion. Un exemple, en suivant cette méthode, les stratèges Républicains savent à quels sujets électoraux les agriculteurs Républicains du Middle-west sont sensibles. Ainsi ils peuvent élaborer un discours propre à augmenter leur nombre et utilisent des medias qui ont leur écoute.  

De fait, en 2004, quand Kerry émerge des primaires présidentielles démocrates, il est déjà trop tard pour contrer la machine de propagande de Bush. Les Américains ont été persuadés que les Démocrates ne peuvent pas mieux faire en Irak ou dans la lutte contre le terrorisme que l’administration sortante, et ce handicap ne sera pas surmonté. En maître de la propagande, Karl Rove arrive même à dépeindre Kerry, pourtant un héros reconnu de la guerre du Viêtnam, comme un lâche qui ne respecte pas les troupes de l’armée américaine. L’attaque est tellement énorme et odieuse que Kerry préfère répondre par un silence dédaigneux. Grave erreur. La calomnie lui collera à la peau jusqu’au bout. La préférence de Kerry pour des positions prenant en compte la complexité du monde est également exploitée comme un manque de clarté, voire un manque de colonne vertébrale.

Revenons en France. Si le contexte politique et les sujets prioritaires ou polémiques sont souvent très différents de ce que l’on peut voir aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy a semble-t-il bien compris comment les méthodes de communication de l’administration Bush peuvent lui servir.
Depuis cinq ans, il s’est appliqué à se différencier des gouvernements dont il était pourtant le numéro 2. Au démarrage de la campagne présidentielle, les Français avaient déjà bien assimilé que le Sarkozysme, ça n’a rien à voir avec le Chiraquisme. Nicolas Sarkozy pouvait donc sans problème incarner le changement, et même une forme d’alternance.
Il martèle ses thèmes, construit son image de politicien actif et pragmatique, à la recherche de résultats et au parler franc, un type proche des gens.
Il met ses troupes en ordre de marche, et pendant trois ans prépare sa campagne depuis la présidence de l’UMP. Il teste ses thèmes, définit sa stratégie pour récupérer les voix du FN tout en maintenant la discipline de la droite républicaine. Lui aussi découpe la population française en catégories bien identifiées, et calibre ses messages en conséquence.
 Il impose ses slogans : travailler plus pour gagner plus, la France qui se lève tôt, non à l’assistanat, la lutte contre les délinquants multirécidivistes, le bouclier fiscal, la suppression des droits de succession, l’immigration choisie et l’identité nationale…
Au final, pendant la présidentielle, Sarkozy n’a même pas besoin de dérouler les détails de son programme. Il se paie même le luxe de faire campagne sans jamais publier nulle part la totalité de son projet. Il fait du clientélisme et promet tout et son contraire sans paraître incohérent. Au-delà de la bienveillance des médias à son égard, Sarkozy peut réussir ce pari parce qu’il a préparé l’électorat français à son discours depuis plusieurs années. Quelques slogans suffisent pour que les Français  pensent savoir à qui ils ont affaire et aussi ce que sera sa politique s’il est élu. Nul besoin de lui demander d’expliquer son programme dans le détail.  La cohérence de son projet, c’est lui, et tout le monde croit le connaître.

En face, le PS reste empêtré dans une rénovation toujours annoncée mais jamais accomplie, dans les raccommodages d’après referendum. Le PS donne l’image d’un parti à la recherche de son sauveur et de sa ligne politique.
Sarkozy n’en perd pas une miette et participe largement à populariser l’idée que le PS reste un parti archaïque et tumultueux, sans projet. Comme Bush, il a compris qu’il faut mettre en avant tous les déboires de ses adversaires, mais également leurs supposées faiblesses : les socialistes sont dangereusement dépensiers et creusent le déficit, ils ne comprennent rien à l’économie. Ils sont partisans de l’assistanat (comprendre de l’aide aux paresseux) et adversaires du mérite. Ils sont accrochés à leurs vieilles méthodes et préfèrent le statu quo au changement. Ils sont laxistes sur la délinquance comme sur l’immigration, etc.
Parallèlement, Sarkozy entretient les peurs, surtout celle de la délinquance, bien ancrée dans l’opinion, en traitant les jeunes des banlieues de racaille. Il se pose en premier flic de France qui met de l’ordre au Karcher. Il parviendra pourtant à ne pas être tenu comptable des émeutes de novembre 2005, et pour soigner son passage au Ministère de l’intérieur, il empêche la diffusion de rapports officiels sur l’état de l’insécurité dans certains quartiers. Pendant la campagne, il ose même se déclarer président des honnêtes gens, et accuse la gauche d’être du côté des fraudeurs.

Lorsque Ségolène Royal émerge des primaires, la rénovation ­- tardive du fait de notre calendrier - qu’elle lance en même temps que la campagne n’a pas la clarté des slogans Sarkozystes auxquels les Français sont déjà largement familiers. A quelques mois et semaines des élections, nous en sommes encore à lancer de nouvelles propositions alors que Sarkozy martèle les siennes depuis des mois.
La machine de propagande de l’UMP profite du fait que Ségolène Royal est une présidentiable de fraîche date ainsi que de nos querelles internes. Avec l’aide plus ou moins ouverte des médias, elle alimente un procès en incompétence contre  notre candidate. Ce mauvais procès avait commencé pendant les primaires socialistes et aura duré jusqu’à la fin de la campagne. Avec intelligence et malice, Sarkozy charge les femmes de l’UMP de porter les attaques les plus misogynes.
La machine UMP est également bien contrôlée, personne ne parle de travers, tout le monde suit la ligne fixée par le chef, tout le monde récite les mêmes slogans.
Comme Bush, Nicolas Sarkozy manipule les attentes des gens en baissant la barre pour le débat présidentiel. Il réussit à en émerger comme le vainqueur simplement parce qu’il accomplit l’exploit de ne pas s’énerver !
Bref, question communication, Sarkozy ne néglige rien. Et cela lui donnera un énorme avantage tout au long de cette campagne. Les Démocrates américains ne s’y sont pas trompés, eux qui sont venus voir comment fonctionnait la campagne Sarkozy. Ils n’ont pas songé à nous rendre visite.

Une fois élu, on voit que la méthode continue de bien fonctionner : tout est dans l’affichage.
Malgré le dérapage incontrôlé de sa communication au sujet du yacht Bolloré (un moment d’inattention dû a l’euphorie de la victoire sans doute), il fait la démonstration une fois encore de ses talents.
La journée de son investiture est un morceau d’anthologie, avec une mise en scène impeccable.
L’ouverture à gauche est également un coup de maître pour tuer le MoDem dans l’œuf et déboussoler le PS pour les législatives. Pourtant il s’agit indubitablement d’affichage, et pas d’ouverture politique véritable correspondant à une vision cohérente. Comment sinon expliquer qu’il ait pu proposer le Quai d’Orsay à Védrine pour ensuite le proposer à Kouchner ? On ne pouvait pas trouver deux socialistes plus différents en matière de politique étrangère.
Cette méthode rappelle celle de G. Bush qui en 2001 nomme Norman Mineta, un démocrate ministre du commerce du gouvernement sortant de Bill Clinton, comme ministre des transports. Cet homme, premier américain d’origine asiatique a être nommé ministre dans un gouvernement fédéral, un homme qui a connu enfant les camps d’internement pour les Américains d’origine japonaise durant la deuxième guerre mondiale, devait symboliser l’ouverture et la diversité du gouvernement Bush. Il restera ministre jusqu’en 2006, sans jamais se désolidariser des politiques liberticides et conservatrices du gouvernement.

Le rapport entre les équipes politiques et les médias conservateurs est également comparable chez Bush et Sarkozy. Quand un commentateur vedette de la chaîne de télévision conservatrice Fox News devient le porte-parole de la Maison Blanche, et des politiciens conservateurs se reconvertissent dans le journalisme, il ne s’agit que de quelques exemples parmi tant d’autres. Un chassé-croisé semblable est désormais constaté entre les équipes de campagne de Nicolas Sarkozy et des télévisions et journaux français.

A cela on peut ajouter les messages plus subliminaux mais bien repris par la presse, qui servent à construire la légende Sarkozy : la comparaison avec la famille Kennedy, le président actif qui fait du jogging avec son Premier ministre…

Par cette lettre ouverte à tous nos camarades socialistes, nous voulons dire au PS qu’il est temps de professionnaliser notre communication. Nous ne pouvons pas laisser la machine de propagande Sarkozy tourner à plein régime pendant cinq ans. Il ne faudra rien laisser passer : pas une conférence de presse présidentielle sans réponse du PS, pas d’action du gouvernement sans proposition du PS pour améliorer ou contrer. Pas une critique lancée par l’UMP contre le PS ou un de ses dirigeants laissée sans réplique. Notre communication doit devenir audible, soigneusement préparée, cohérente. Sinon, la nécessaire et indispensable rénovation ne suffira pas, et nous partirons de nouveau en campagne en 2012 avec un gros handicap.

NB: Cette lettre ouverte est une initiative personnelle de trois militants de la section de NY et ne represente pas le point de vue officiel de la section NY.

31 May 2007

Perspectives 2007

Filed under: Parti Socialiste Europeen, Vie de Section — newyork @ 16:54

Tout d’abord, je voudrais rappeler a tout le monde qu’il est important d’etablir des procurations pour voter aux legislatives. Le temps presse si vous devez les etablir au consulat, les delais de courrier entre les US et la France peuvent causer des problemes…

Lors de notre derniere reunion, nous avons essentiellement discute de ce que la section peut faire dans les semaines et les mois qui viennent.

Bien sur, nous voulons tous participer pleinement a la renovation du PS. Les discussions de fond pour analyser la defaite, et pour preparer les bases de la refondation, seront lancees apres les legislatives.

Tous les presents semblaient d’accord sur ces constatations:
- Il faut faire un congres cette annee, a l’automne, pour regler la question du combat des chefs, et lancer les bases de la renovation avant les municipales de 2008.
- La renovation n’aboutira pas tant que le nouveau chef ne sera pas choisi. Il ne faut pas que les strategies personnelles et les batailles d’ecuries interferent sans cesse avec le debat de fond.
- Il sera difficile a la section de participer collectivement a la preparation d’une motion de congres. Par respect pour la diversite des opinions dans la section, chacun sera libre de s’associer a telle ou telle motion, et la section pourra se mettre d’accord sur des contributions consensuelles precises.
- Le prochain congres doit servir de point de depart a une renovation qui devra etre echelonnee sur les 3 prochaines annees (duree normale des mandats entre 2 congres). Il ne s’agit pas d’arriver a une nouvelle synthese de facade au prochain congres pour declarer la renovation aboutie. Il s’agit tout au contraire d’utiliser ce congres pour poser les bases d’une longue renovation collective.
- La section peut travailler collectivement, et des aujourd’hui, sur des methodes de renovation.

Voici donc les idees evoquees et sur lesquelles nous pouvons travailler des maintenant:

- Preparation une motion de la section de New York a diffuser apres les legislatives, pour demander la tenue d’un congres refondateur a l’automne 2007.

- Le statuts du PS doivent etre amendes pour ameliorer l’organisation et le fonctionnement democratique du PS. L’ideal est que nous puissions rediger une contribution sur ce sujet et obtenir un maximum de soutiens pour qu’elle soit votee au prochain congres, et qu’elle soit appliquee des le vote au congres (et non pas 3 ans plus tard au congres suivant).
En particulier, nous avons pourrions faire des propositions pour ameliorer les methodes de participation des militants a l’elaboration du projet du PS, mettre en place de veritables mecanismes de collaboration inter-sections, et inter-federations.
Nous pourrions egalement proposer des regles de non cumul des mandats au sein du PS, pour assurer la coherence entre nos actes et nos propositions. Par exemple, nous pourrions proposer d’interdire les cumuls de fonctions au sein du PS. Nous pourrions aussi proposer des limites de duree d’exercice des fonctions au PS. Cela afin d’aider au renouvellement des responsables au PS et a ameliorer le fonctionnement de notre organisation.
Nous pourrions egalement poser des regles dans les statuts sur les investitures des candidats PS, en interdisant d’investir des personnes qui ensuite se retrouveraient - s’ils gagnent - dans une situation de cumul de mandats en contradiction avec les propositions du PS (par exemple on ne peut pas se presenter comme maire si on est deja depute).

- Proposer un calendrier de la renovation, avec plusieurs etapes bien definies, et a chaque fois une consultation des militants, pour une renovation transparente et democratique. Par exemple, il pourrait y avoir une premiere etape de definition des grandes lignes de la renovation, qui pourraient etre validees par les militants. Une deuxieme etape pourrait consister a detailler des propositions par themes, et les militants pourraient ensuite etre amenes a voter sur une premiere synthese par theme avec des options a choisir. Une derniere etape pourrait ensuite etre l’elaboration d’un projet complet a partir du travail precedent, en laissant des delais suffisants pour soumettre des amendements au vote final des militants.

- Proposer une nouvelle regle: interdiction de voter un projet dont le budget et le financement n’est pas explicite. Il s’agit de credibiliser notre travail de renovation, et de responsabiliser chaque militant par rapport aux compromis qu’il faut parfois savoir faire entre ideal et realite.

- Proposer une nouvelle organisation au PS chargee de la communication: par exemple des porte-paroles thematiques clairement identifies, ou un “shadow government” sur le modele britannique. Face a la machine de communication de Sarkozy, il faut que nous nous donnions les moyens d’etre audibles, dans la clarte. Si les debats et dicussions internes doivent perpetuellement etre vivants, la communication externe pour exprimer la ligne adoptee par le parti dans chaque domaine doit etre coherente et unifiee, il faut donc eviter les cacophonies des declarations contradictoires.

Bien sur toutes les idees evoquees ci-dessous sont soumises au debat sur ce forum et pour les prochaines reunions de section. Toutes les idees nouvelles sont bienvenues.

Section New York-Parti Socialiste europeen

http://www.nypes.org/

Site officiel du Parti Socialiste Europeen

http://www.pes.org/content/view/932/1700076/lang,en/

20 April 2007

Dernière ligne droite avant la fin.

Filed under: Les Photos, Vie de Section — newyork @ 0:03

La dernière ligne droite avant le 1er tour devant le spectacle de Elie Semoun à New York.

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11 March 2007

Tractage.

Filed under: Vie de Section — newyork @ 9:11

Bonjour, 

Samedi, jour de tractage au Walter Reade Theater. Quatre vigiles renfrognes, fiers de leurs uniformes tres ressemblant a ceux de la police dw New York.

5 militants decides a distribuer de magnifiques tracts sur Segolene Royal en argumentant pour chaque personne en anglais en francais en allemand s’il le fallait.

Apres une petite demi heure et apres avoir rencontrer Jean Marc Barr, seul evenement du jour, sympathique au demeurant, 2 cerberes nous demandent gentiment mais fermement de degager de l’esplanade. Nous nous executons et retrouvons nos camarades au pied de l’escalator et deux autres gardiensdu temple nous poussent vers les bouts ou coin de rue nous disant que nous n’avons pas d’autorisation.

Cette petite description peut vraissemblablement nous interroger sur les autorisations a obtenir apres avoir choisi nos lieux de tractage. Je suis certain qu’en demandant a l’organisation du Civic Lincoln Center, nous pourrons y stationner pour argumenter et defendre nos idees aupres des francais de New York et des americains nous soutenant.

Frustrant quand meme mais sans amertume.

Amities a tous

Francis.

18 January 2007

Prochaine réunion : Dimanche 11 février 2007

Filed under: Vie de Section — newyork @ 7:53

Bonjour,

Vous pouvez RSVP pour la prochaine réunion sur le Meetup de Désir D’Avenir de New York :
http://expatfrench.meetup.com/83/calendar/5404432

Segoléne Royal à New York ? Dès que nous en seront plus,  nous vous contacterons. Inscrivez- vous sur la liste de diffusion et nous vous contacterons si elle vient. (Pour vous inscrire, envoyez moi un email à theo@theochino.com)

Théo

19 December 2006

Listes electorales - Explication

Filed under: Vie de Section — newyork @ 23:11

TV5 - L’invité
envoyé par videoadfe

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