Blog du Parti Socialite :

Section de New York FFE Parti Socialiste

Motion sur les conditions d’organisation des primaires au sein du Parti Socialiste

« Organiser une série de débats dans diverses écoles et universités en France »

Le choix du candidat socialiste pour l’élection présidentielle de 2007 présente un caractère nouveau : il existe pour la première fois une réelle incertitude quant au choix du futur candidat ou de la future candidate. Cette incertitude est la bienvenue, car elle souligne la vitalité de notre parti, mais elle rend impérative l’organisation de débats constructifs pour nous permettre de choisir le meilleur candidat, ou la meilleure candidate.

Nous voudrions donc proposer l’organisation d’une série de débats publics entre les candidats à l’investiture. Ces débats auraient lieu dans diverses écoles et universités au cours des mois précédents le vote des militants.

Ce type de débat public présente de nombreux avantages :

• Choisir en connaissance de cause. C’est bien entendu l’objectif premier. Ce choix revêt cette année une importance particulière. Il est important d’avoir plusieurs débats afin de créer une dynamique et de pouvoir comparer les facultés d’adaptation de chacun et de chacune.

• Mobiliser les militants. Chaque candidat devra organiser ses sympathisants et affûter ses arguments. L’énergie dépensée par les candidats bénéficiera au parti dans son ensemble.

• Capter l’attention des médias. A ce titre, l’exemple des Etats-Unis est frappant. Pendant les primaires, le parti est l’objet de l’attention de la presse. Cela sera d’autant plus en notre faveur que les primaires à l’UMP seront très probablement jouées d’avance. Si nous nous organisons bien, on entendra moins parler de Sarkozy et de Villepin pendant quelques mois, et nous pourrons mettre en avant les propositions, le dynamisme et la vie démocratique du Parti Socialiste.

• Le débat n’a pas lieu sur un plateau de télévision, mais dans l’enceinte d’une université. Bien sûr, les médias seront présents, et le modérateur pourrait être un journaliste, mais le climat sera différent de celui d’un plateau de télé, et les intervenants réagiront en conséquence.

• Au vu des événements récents, tenir un débat à l’université serait aussi un beau symbole. L’organisation de ces débats publics n’est pas sans risque. En effet, nos adversaires, à droite et à l’extrême droite, tout comme à l’extrême gauche, ne manqueront pas d’utiliser les différences entre les candidats pour nous attaquer, et tout dérapage d’un candidat pendant un débat serait exploité, et pourrait ternir l’image du parti dans son ensemble.

Nos candidats devront faire preuve de respect, et montrer aux Français qu’un débat serein entre camarades d’un même parti est une preuve de vitalité, et non de division.

Afin de maintenir notre cohésion pendant la période des débats, nous proposons de créer une équipe de riposte quotidienne, composée des représentants de chaque candidat, qui serait en charge d’attaquer Sarkozy et le gouvernement sur leurs actions et sur leurs propositions, ainsi que de répondre à leurs attaques, et ceci chaque jour pendant toute la durée de la campagne des primaires. Cette stratégie permettra au Parti Socialiste de bien montrer que, si nous débattons entre nous afin de choisir le ou la meilleur(e) candidat(e) pour les présidentielles de 2007, c’est bien parce que notre objectif à tous est de battre la droite. Plusieurs questions sur l’organisation pratique restent à résoudre :

1) Qui sera le public ?

Deux options :

a. Entrée complètement libre

b. Une partie du public est invitée pour assurer une bonne représentation de la société civile de la région où le débat a lieu, le reste en entrée libre

2) Qui sert de modérateur ?

Aux Etats-Unis, c’est un journaliste, choisi par les candidats avant chaque débat.

3) Qui choisit les thèmes de débats ?

Deux options :

a. Les candidats négocient les thèmes à l’avance, par exemple selon le écoupage des Etats Généraux du projet.

b. Le modérateur choisit les grands thèmes, ou au moins garde une marge de anoeuvre sur ce choix.

4) Qui pose les questions ?

Deux options :

a. Le modérateur

b. Le public

5) Les candidats peuvent-ils s’interpeler directement ?

Les avantages et inconvénients de chaque option :

a. Oui. Le débat est plus direct, moins surfait.

Cela ressemble au débat contradictoire dont les Français ont l’habitude entre les deux tours. Mais, avec 5 ou 6 candidats sur scène, cela peut vite tourner à la foire d’empoigne.

b. Non. Le modérateur dirige le débat, et les candidats attendent leur tour pour prendre la parole.

C’est un peu rigide, mais ca diminue beaucoup les risques de dérapage, d’autant plus que nous n’avons pas d’expérience dans l’organisation de primaires ouvertes, et qu’on ne veut pas donner des cartes à Sarkozy.

6) Débats télévisés ou pas ?

Question difficile mais fondamentale :

a. Si la télé est là, le débat sera moins spontané, et les candidats ne se livreront pas autant

b. Mais, sans la télé, les Français ne pourront pas suivre les débats directement. Télévision ou pas, les débats pourraient dans tous les cas être filmés par l’équipe de communication du PS, pour diffusion sur le site Internet.

Il nous semble que notre parti a tout à gagner dans cette aventure : un choix averti de la part des militants, une base remotivée et organisée pour la campagne de 2007 contre la droite, des médias attentifs, et en prime un coup de pouce à l’université, qui en a bien besoin.