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Section de New York FFE Parti Socialiste

DSK à New York : Non au renoncement !

Célia Belin
Membre de la section de New York

Une semaine après le passage en fanfare de Sarkozy à New York, Dominique Strauss-Kahn est venu le 17 septembre 2006 à la rencontre de la section PS de New York dans un bar de Manhattan. Invité par Bill Clinton à venir discuter de l’intégration des jeunes musulmans dans les sociétés occidentales au Forum d’Action américano-arabe (Arab and American Action Forum) et à assister à la conférence annuelle du Clinton Global Initiative, le futur candidat à la candidature a profité du voyage pour s’adresser aux militants new-yorkais.


Le message s’est organisé autour d’une idée forte :  » face à la mondialisation et ses défis, la droite a renoncé et souhaite la ‘rupture’. Mais il n’est pas nécessaire de renoncer. La gauche a des solutions à proposer.  » Après une présentation d’une quinzaine de minutes, l’échange de questions-réponses avec les militants a été animé, se centrant surtout sur la question de l’évolution de l’université et des institutions démocratiques. Beaucoup de militants new-yorkais ont mis en parallèle les systèmes américains et français. Il est ressorti des débats que les propositions strauss-kahniennes s’articulaient autour de cette conviction qu’il faut un nouveau souffle à la France. DSK a souligné quelques points qui, parmi tant d’autres, représentent, selon lui, l’alternative à l’inaction et à la rupture de la droite. Il a évoqué, entre autres, la création d’une sécurité professionnelle, qui, à l’image de la sécurité sociale qui prend en charge les risques de maladie, prendrait en charge les risques de chômage ; la refondation du système universitaire et l’augmentation de l’effort de recherche pour rendre les universités françaises à la hauteur des universités qui dominent aujourd’hui à travers le monde, que ce soit celle de Columbia ou de Shanghai ; l’appui du nucléaire pour sortir des problèmes énergétiques tout en travaillant à d’autres sources d’énergie propre ; la réforme des institutions françaises pour avoir un président responsable et actif ; la construction d’une Europe politique forte pour ne pas avoir à se pâmer devant George W. Bush comme l’a fait Sarkozy. DSK s’est posé en défenseur d’un modèle européen solidaire, à l’écoute des préoccupations des pays du Sud. À la fin de la réunion, chacun a pu se retrouver autour d’une bière et débattre des idées qui avaient été évoquées. La presse, qui a assisté à la réunion, – TF1, Libé – était finalement la plus déçue par cette intervention. Pas une seule  » petite méchanceté  » sur les autres futurs candidats n’est venu agrémenter le débat de section.