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Nicolas Sarkozy: une victoire a la Bush

Nicolas Sarkozy : une victoire à la Bush
Par Corinne Narassiguin, Christophe Monier, Franck Millan (Section de New York)

Lettre ouverte à nos camarades socialistes – En résumé

Si nous devons tirer sans complaisance les raisons de notre dernière défaite, nous devons également analyser ce qui a permis à Nicolas Sarkozy de gagner. Vu des Etats-Unis, nous pouvons dire qu’il a réussi sa campagne grâce à une performante machine de communication, comparable à celle que Karl Rove a monté pour Georges W. Bush.

Le marketing politique mis au service de la campagne:
– Les propositions politiques réduites à des slogans fabriqués pour être facilement enregistrés par les électeurs et porteurs d’une signification forte. Comme pour la publicité commerciale, le lien objectif entre le slogan et la proposition politique n’est pas établi (Chez Bush : « No Child Left Behind », suppression de la Death Tax. Chez  Sarkozy : « Travailler plus pour gagner plus », suppression de l’impôt sur les successions, « L’immigration choisie »).
– Une communication calibrée sur la base des matrices façon Karl Rove : connaître les attentes de son électorat pour diffuser un discours à même de le séduire. L’objectif est de s’assurer le soutien de sa base électorale (Chez Bush : contre le mariage gay et contre l’avortement, opposition à la théorie de l’évolution de Darwin. Chez Sarkozy : le ministère de l’immigration et de l’identité nationale, la racaille nettoyée au Karcher).
– Organisation et discipline de la communication: tous les membres du parti relaient la ligne politique du leader, on s’assure également des relais dans les médias (Bush et Sarkozy ont limité toute opposition au sein de leurs partis et ont des relations étroites avec les groupes de médias)
– Exploitation des faiblesses supposées de l’adversaire afin de le décrédibiliser (Bush accuse les Démocrates de ne pas pouvoir assurer la défense des Américains ainsi que d’être faibles dans la lutte contre le terrorisme. Sarkozy clame que  les socialistes sont nuls en gestion et en économie, qu’ils sont laxistes dans la lutte contre la délinquance, qu’ils sont partisans de l’assistanat).
– Faire passer les échecs pour des succès (Pour Bush : le désastre en Irak n’est pas reconnu. Pour Sarkozy : la non-publication de certains rapports pour afficher une action positive au ministère de l’intérieur).

Les propagandes de Bush et de Sarkozy sont d’autant plus redoutables qu’elles sont testées, diffusées dans l’électorat pendant des années avant la campagne. Ils ont compris que les batailles de communication se gagnent sur le long terme. Les Démocrates aux Etats-Unis ou nous-mêmes en France ne pouvons pas imposer nos programmes quand ils sont présentés quelques semaines seulement avant les élections. Le retard dans la communication ne peut pas être rattrapé.

Apres l’élection:
– L’ouverture dans la constitution du gouvernement : un affichage de la volonté d’intégrer une large composante du spectre politique quand la politique menée est centrée sur sa ligne idéologique (Bush enrôle Norman Mineta. Sarkozy embauche Bernard Kouchner).
– Les liens consanguins avec les medias (Chez Bush : échanges croisés avec les médias, des proches deviennent analystes/journalistes dans les médias ; un présentateur vedette de Fox News devient porte-parole de la Maison Blanche. Chez Sarkozy : des proches nommés a TF1 et France24 ; des journalistes sont embauchés a l’Elysée)

Par cette lettre ouverte à tous nos camarades socialistes, nous voulons dire au PS qu’il est temps de professionnaliser notre communication. Nous ne pouvons pas laisser la machine de propagande Sarkozy tourner à plein régime pendant cinq ans. Il ne faudra rien laisser passer : pas une conférence de presse présidentielle sans réponse du PS, pas d’action du gouvernement sans proposition du PS pour améliorer ou contrer. Pas une critique lancée par l’UMP contre le PS ou un de ses dirigeants laissée sans réplique. Notre communication doit devenir audible, soigneusement préparée, cohérente. Sinon, la nécessaire et indispensable rénovation ne suffira pas, et nous partirons de nouveau en campagne en 2012 avec un gros handicap.

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Lettre ouverte à nos camarades socialistes – Texte intégral

Nicolas Sarkozy n’a pas gagné par hasard, ni même par défaut. S’il faut tirer sans complaisance les leçons de notre défaite, nous devons également nous pencher sur les raisons de sa victoire. Car, ne nous en déplaise, Nicolas Sarkozy a bien réussi sa campagne, il a atteint ses objectifs. Il s’y préparait depuis cinq ans, et avait choisi son modèle : la machine de propagande montée par Karl Rove pour George W. Bush.

En effet, ce qui est frappant en rétrospective, c’est l’efficacité de la communication de Nicolas Sarkozy. Vu des Etats-Unis, la ressemblance avec la méthode Bush est indéniable.
Les Démocrates américains ont perdu les élections (présidentielles ou parlementaires) en 2000, 2002 et 2004. En 2006, ce sont les Républicains qui ont perdu, et non pas les Démocrates qui ont gagné, car la réalité de l’incompétence de l’administration Bush (la gestion des conséquences de l’ouragan Katrina, la persistance des échecs en Irak) était devenue trop difficile à maquiller.
Ces dernières années, c’est donc bien l’efficacité de la machine de communication de Bush qui a largement déterminé le résultat des élections nationales.

En 2000, face à un Al Gore peu sûr de sa stratégie (comment se réclamer des réussites économiques de l’Administration Clinton sans s’associer au scandale « Monica »?), l’équipe Bush peut le ringardiser avec une remarquable efficacité. Au final, Al Gore se retrouve dépossédé de la présidence à cause de la débâcle de l’élection en Floride, alors qu’il avait les moyens de gagner sans équivoque.
A cette époque, les slogans se mettent en place, promettant ce que beaucoup ont envie d’entendre, mais cachant en fait des politiques contraires : le conservatisme compassionnel, la loi « No Child Left Behind » (aucun enfant laissé sur le bord de la route), les programmes « Clear Skies Initiative » (Initiative Cieux Propres)  ou « Healthy Forests Initiative » (Initiative Forêts Saines) négociés avec les lobbies des industries qui combattent le protocole de Kyoto.
Les Républicains soignent également leur base évangéliste et isolationniste, en polémiquant sur des sujets complètement démagogiques : les immigrés illégaux venus d’Amérique Latine, le mariage homosexuel, les cellules souches, la théorie de l’évolution darwiniste contre le design intelligent, l’avortement tardif (généralement autorisé pour raisons médicales). En pratique, pour assurer une forte participation électorale de leur base conservatrice, les Républicains organisent des référendums sur l’interdiction du mariage homosexuel et sur l’avortement dans de nombreux Etats le jour des élections fédérales (présidentielles et parlementaires).
On peut d’ailleurs noter la créativité sans vergogne des Républicains pour trouver des slogans qui frappent l’imagination : l’avortement tardif est rebaptisé avortement par naissance partielle (Partial Birth Abortion), l’impôt sur les successions est surnommé l’impôt sur la mort (Death Tax)… Ces slogans sont repris par les médias, ce qui permet de les imposer  comme des termes usuels et véhiculer ainsi une forte connotation négative et émotionnelle sur des enjeux électoraux.
La machine Bush, avec à sa tête Karl Rove, pilonne également ses opposants Démocrates sur leurs faiblesses supposées dans le contexte post 11 septembre : la Défense nationale, la lutte contre le terrorisme, le manque de courage pour un leadership fort (comprendre la préférence pour le multi-nationalisme et le compromis diplomatique plutôt que l’utilisation de la force brute de la puissance américaine).  Cette propagande est d’autant plus efficace qu’elle est couplée à une politique de la peur. En périodes électorales, Bush et son staff prédisaient des attaques sous forme de « champignons nucléaires » dans les villes américaines en cas de victoire des Démocrates, carrément comparée à une victoire des terroristes sur le patriotisme américain. Pour entretenir ce climat anxiogène, l’administration Bush joue avec les niveaux d’alerte jaune/orange/rouge qui montent systématiquement avant toute échéance électorale ou date importante.
L’équipe Bush devient également maîtresse dans l’art de baisser la barre des attentes de la population. De 2000 à 2004, elle arrive à maquiller ses échecs, et même à les faire passer pour des réussites : on explique aux Américains que leur président fait un travail extraordinaire dans une situation impossible. La guerre en Irak et la lutte contre le terrorisme en sont les exemples les plus évidents.
Par ailleurs, Bush prend soin d’entretenir son image de président qui aime les choses simples, le barbecue et la pêche. Un type sympa, dévoué à sa famille, son pays et sa foi. Avec un brio extraordinaire, il parvient même à être vu par ses concitoyens comme un cow-boy texan alors qu’il est bien le fils de son père, le premier président Bush, c’est-à-dire un pur produit de la nouvelle Angleterre.

Ce succès de communication est assuré par une série de messages qui sont fabriqués par des spécialistes du marketing politique pour être ensuite relayés de manière concertée et avec discipline. Comme une entreprise vend ses produits, l’administration Bush vend sa politique en faisant passer aux médias une information simple et positive : « le message du jour ». Impossible pour les Américains de ne pas entendre ce que la Maison Blanche veut leur faire savoir. Ils entendent et lisent les mêmes mots, les mêmes slogans, que ce soit à la télévision, dans les journaux, sur Internet. Tout est répété par les politiques Républicains, mais aussi par des analystes et des journalistes. Résultat, lorsque l’opinion s’interroge sur un thème politique, elle le fait avec les mots soigneusement choisis par la Maison Blanche.
Surtout en période électorale, les messages de l’équipe Bush sont aussi préparés en fonction d’un principe tactique cher à Karl Rove : la population américaine est divisée selon une matrice qui en couvre les différents segments, et des messages ciblés sont systématiquement utilisés en fonction de l’audience.  Les attentes du vote Républicain ont été soigneusement identifiées à l’aide d’études statistiques. L’objectif est de savoir quel message véhiculer pour augmenter le nombre de votants Républicains dans chaque tranche de l’électorat américain et aussi quel média utiliser pour maximiser sa diffusion. Un exemple, en suivant cette méthode, les stratèges Républicains savent à quels sujets électoraux les agriculteurs Républicains du Middle-west sont sensibles. Ainsi ils peuvent élaborer un discours propre à augmenter leur nombre et utilisent des medias qui ont leur écoute.  

De fait, en 2004, quand Kerry émerge des primaires présidentielles démocrates, il est déjà trop tard pour contrer la machine de propagande de Bush. Les Américains ont été persuadés que les Démocrates ne peuvent pas mieux faire en Irak ou dans la lutte contre le terrorisme que l’administration sortante, et ce handicap ne sera pas surmonté. En maître de la propagande, Karl Rove arrive même à dépeindre Kerry, pourtant un héros reconnu de la guerre du Viêtnam, comme un lâche qui ne respecte pas les troupes de l’armée américaine. L’attaque est tellement énorme et odieuse que Kerry préfère répondre par un silence dédaigneux. Grave erreur. La calomnie lui collera à la peau jusqu’au bout. La préférence de Kerry pour des positions prenant en compte la complexité du monde est également exploitée comme un manque de clarté, voire un manque de colonne vertébrale.

Revenons en France. Si le contexte politique et les sujets prioritaires ou polémiques sont souvent très différents de ce que l’on peut voir aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy a semble-t-il bien compris comment les méthodes de communication de l’administration Bush peuvent lui servir.
Depuis cinq ans, il s’est appliqué à se différencier des gouvernements dont il était pourtant le numéro 2. Au démarrage de la campagne présidentielle, les Français avaient déjà bien assimilé que le Sarkozysme, ça n’a rien à voir avec le Chiraquisme. Nicolas Sarkozy pouvait donc sans problème incarner le changement, et même une forme d’alternance.
Il martèle ses thèmes, construit son image de politicien actif et pragmatique, à la recherche de résultats et au parler franc, un type proche des gens.
Il met ses troupes en ordre de marche, et pendant trois ans prépare sa campagne depuis la présidence de l’UMP. Il teste ses thèmes, définit sa stratégie pour récupérer les voix du FN tout en maintenant la discipline de la droite républicaine. Lui aussi découpe la population française en catégories bien identifiées, et calibre ses messages en conséquence.
 Il impose ses slogans : travailler plus pour gagner plus, la France qui se lève tôt, non à l’assistanat, la lutte contre les délinquants multirécidivistes, le bouclier fiscal, la suppression des droits de succession, l’immigration choisie et l’identité nationale…
Au final, pendant la présidentielle, Sarkozy n’a même pas besoin de dérouler les détails de son programme. Il se paie même le luxe de faire campagne sans jamais publier nulle part la totalité de son projet. Il fait du clientélisme et promet tout et son contraire sans paraître incohérent. Au-delà de la bienveillance des médias à son égard, Sarkozy peut réussir ce pari parce qu’il a préparé l’électorat français à son discours depuis plusieurs années. Quelques slogans suffisent pour que les Français  pensent savoir à qui ils ont affaire et aussi ce que sera sa politique s’il est élu. Nul besoin de lui demander d’expliquer son programme dans le détail.  La cohérence de son projet, c’est lui, et tout le monde croit le connaître.

En face, le PS reste empêtré dans une rénovation toujours annoncée mais jamais accomplie, dans les raccommodages d’après referendum. Le PS donne l’image d’un parti à la recherche de son sauveur et de sa ligne politique.
Sarkozy n’en perd pas une miette et participe largement à populariser l’idée que le PS reste un parti archaïque et tumultueux, sans projet. Comme Bush, il a compris qu’il faut mettre en avant tous les déboires de ses adversaires, mais également leurs supposées faiblesses : les socialistes sont dangereusement dépensiers et creusent le déficit, ils ne comprennent rien à l’économie. Ils sont partisans de l’assistanat (comprendre de l’aide aux paresseux) et adversaires du mérite. Ils sont accrochés à leurs vieilles méthodes et préfèrent le statu quo au changement. Ils sont laxistes sur la délinquance comme sur l’immigration, etc.
Parallèlement, Sarkozy entretient les peurs, surtout celle de la délinquance, bien ancrée dans l’opinion, en traitant les jeunes des banlieues de racaille. Il se pose en premier flic de France qui met de l’ordre au Karcher. Il parviendra pourtant à ne pas être tenu comptable des émeutes de novembre 2005, et pour soigner son passage au Ministère de l’intérieur, il empêche la diffusion de rapports officiels sur l’état de l’insécurité dans certains quartiers. Pendant la campagne, il ose même se déclarer président des honnêtes gens, et accuse la gauche d’être du côté des fraudeurs.

Lorsque Ségolène Royal émerge des primaires, la rénovation ­- tardive du fait de notre calendrier – qu’elle lance en même temps que la campagne n’a pas la clarté des slogans Sarkozystes auxquels les Français sont déjà largement familiers. A quelques mois et semaines des élections, nous en sommes encore à lancer de nouvelles propositions alors que Sarkozy martèle les siennes depuis des mois.
La machine de propagande de l’UMP profite du fait que Ségolène Royal est une présidentiable de fraîche date ainsi que de nos querelles internes. Avec l’aide plus ou moins ouverte des médias, elle alimente un procès en incompétence contre  notre candidate. Ce mauvais procès avait commencé pendant les primaires socialistes et aura duré jusqu’à la fin de la campagne. Avec intelligence et malice, Sarkozy charge les femmes de l’UMP de porter les attaques les plus misogynes.
La machine UMP est également bien contrôlée, personne ne parle de travers, tout le monde suit la ligne fixée par le chef, tout le monde récite les mêmes slogans.
Comme Bush, Nicolas Sarkozy manipule les attentes des gens en baissant la barre pour le débat présidentiel. Il réussit à en émerger comme le vainqueur simplement parce qu’il accomplit l’exploit de ne pas s’énerver !
Bref, question communication, Sarkozy ne néglige rien. Et cela lui donnera un énorme avantage tout au long de cette campagne. Les Démocrates américains ne s’y sont pas trompés, eux qui sont venus voir comment fonctionnait la campagne Sarkozy. Ils n’ont pas songé à nous rendre visite.

Une fois élu, on voit que la méthode continue de bien fonctionner : tout est dans l’affichage.
Malgré le dérapage incontrôlé de sa communication au sujet du yacht Bolloré (un moment d’inattention dû a l’euphorie de la victoire sans doute), il fait la démonstration une fois encore de ses talents.
La journée de son investiture est un morceau d’anthologie, avec une mise en scène impeccable.
L’ouverture à gauche est également un coup de maître pour tuer le MoDem dans l’œuf et déboussoler le PS pour les législatives. Pourtant il s’agit indubitablement d’affichage, et pas d’ouverture politique véritable correspondant à une vision cohérente. Comment sinon expliquer qu’il ait pu proposer le Quai d’Orsay à Védrine pour ensuite le proposer à Kouchner ? On ne pouvait pas trouver deux socialistes plus différents en matière de politique étrangère.
Cette méthode rappelle celle de G. Bush qui en 2001 nomme Norman Mineta, un démocrate ministre du commerce du gouvernement sortant de Bill Clinton, comme ministre des transports. Cet homme, premier américain d’origine asiatique a être nommé ministre dans un gouvernement fédéral, un homme qui a connu enfant les camps d’internement pour les Américains d’origine japonaise durant la deuxième guerre mondiale, devait symboliser l’ouverture et la diversité du gouvernement Bush. Il restera ministre jusqu’en 2006, sans jamais se désolidariser des politiques liberticides et conservatrices du gouvernement.

Le rapport entre les équipes politiques et les médias conservateurs est également comparable chez Bush et Sarkozy. Quand un commentateur vedette de la chaîne de télévision conservatrice Fox News devient le porte-parole de la Maison Blanche, et des politiciens conservateurs se reconvertissent dans le journalisme, il ne s’agit que de quelques exemples parmi tant d’autres. Un chassé-croisé semblable est désormais constaté entre les équipes de campagne de Nicolas Sarkozy et des télévisions et journaux français.

A cela on peut ajouter les messages plus subliminaux mais bien repris par la presse, qui servent à construire la légende Sarkozy : la comparaison avec la famille Kennedy, le président actif qui fait du jogging avec son Premier ministre…

Par cette lettre ouverte à tous nos camarades socialistes, nous voulons dire au PS qu’il est temps de professionnaliser notre communication. Nous ne pouvons pas laisser la machine de propagande Sarkozy tourner à plein régime pendant cinq ans. Il ne faudra rien laisser passer : pas une conférence de presse présidentielle sans réponse du PS, pas d’action du gouvernement sans proposition du PS pour améliorer ou contrer. Pas une critique lancée par l’UMP contre le PS ou un de ses dirigeants laissée sans réplique. Notre communication doit devenir audible, soigneusement préparée, cohérente. Sinon, la nécessaire et indispensable rénovation ne suffira pas, et nous partirons de nouveau en campagne en 2012 avec un gros handicap.

NB: Cette lettre ouverte est une initiative personnelle de trois militants de la section de NY et ne represente pas le point de vue officiel de la section NY.

3 réponses à Nicolas Sarkozy: une victoire a la Bush

  1. FP NICOLAS
    06 Juin 2007
    12 h 10

    J’ai une seule chose à dire: brillante analyse…
    J’ajouterais une chose: il faut savoir taper fort et y compris sur la personne du candidat adverse.

    Les conservateurs n’ont jamais hésité tout comme l’UMP:
    * Prétendue couardise de Kerry, affaire de moeurs contre Clinton, faiblesse de caractère de Gore
    * Prétendue incompétence de Ségolène (en janvier/février) puis prétendue laxisme (gare du nord) et enfin aggressivité (lors du débat)

    J’ai effectivement repété qu’il fallait prendre plus l’offensive afin d’obliger NS à se « défendre » mais le dogme était « Pas d’attaques personelles ».
    Nous avons donc laissé cela aux agitateurs de « gauche » qui n’ont pas la force de frappe en médias nécessaire.

    Pour rappel:
    * Sarkozy a « assassiné » & trahi tout ses mentors => 1er axe: Il trahira la France comme ses amis
    * Sarkozy avait été quitté par sa femme et était peu soutenu pendant la campagne …
    & so on

  2. Daniel
    07 Juin 2007
    02 h 50

    L’analyse est lucide et féconde. A nous d’en faire notre profit et de transformer notre défaite en nouveau combat. Il est temps, urgent de communiquer à notre tour sur l’incompétence agitée de Sarkosy, sur ses liens avec les riches et les people, sur sa culture rudimentaire, sur son absence de politique culturelle, sur la mise à feu des banlieues, sur le démantélement de la santé publique…que sais-je ? Tout cela traduit en slogans.

  3. IF
    11 Juin 2007
    12 h 07

    J’approuve la partie communication, question de bon sens… 🙂

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